Doit-on accepter la colère ? - Mary Kildare
Mary Kildare

Bonjour, je suis Mary. J’ai passé la grande majeure partie de ma vie dans les hôpitaux. Aujourd’hui, je profite d’une pré-retraite. De par la nature de mon travail qui était très prenant 10 mois par année, je n’avais pas vraiment l’occasion de passer beaucoup de temps sur un ordinateur. Bien entendu, je veux dire du temps pour moi seule. Donc aujourd’hui, je vais reprendre le temps perdu et vous parler un peu de moi, de ma vie et de mes rêves. Je vous souhaite de bonnes lectures en ma compagnie !

Doit-on accepter la colère ?

Doit-on accepter la colère ? - Mary Kildare

La colère peut-être bénéfique ou maléfique, dépendamment de la façon dont on l’exprime, et des raisons qui la provoquent. Par exemple, si elle est une source d’énergie qui nous sert pour faire valoir nos droits face à une situation que l’on juge injuste, alors elle est positive. Par contre, elle peut nous nuire, si on explose à la moindre frustration, par exemple, si notre conseiller en planification financière personnelle nous annonce que nous allons foncer droit dans un mur, si on ne coupe pas nos dépenses et que nous réagissons en cassant tout ce qui nous tombe sous la main. La colère est une émotion puissante, et l’incapacité à la maîtriser, peut nous conduire à des débordements agressifs, et même violents que l’on regrette, souvent trop tard. Elle engendre alors de sérieux problèmes dans nos relations, notre famille et notre carrière. J’en ai fait l’expérience dans mon enfance.

Mon père était un grand émotif. Un grand colérique aussi. Sa colère pouvait jaillir spontanément de façon malsaine et en blessant beaucoup de ceux qui l’aimaient, et qu’il aimait, sur son passage. Ne croyez pas qu’il était une mauvaise personne, pas du tout, il était adorable, la plupart du temps, mais imprévisible, alors nous avions tendance à marcher sur des œufs en sa présence. Par exemple, il adorait jardiner et il faisait des miracles avec son potager. Un jour, alors qu’il lui tardait de récolter le fruit de ses efforts, il a remarqué que son jardin était sens dessus dessous. Nous soupçonnant de l’avoir piétiné en jouant au ballon, il nous avait à l’œil.  Finalement, un jour, il a découvert le coupable. C’était Puppy, le vieux caniche du voisin qui venait y faire ses besoins et enterrait les preuves. Son jardin était complètement ruiné, ni lui, ni personne ne voudrait consommer ses produits « contaminés ». Il était furieux. Je pense qu’il aurait pu étrangler Puppy, si ma mère n’était pas intervenue. Le pauvre Puppy n’y comprenait rien puisque mon père, qui adore les animaux, avait toujours été gentil et doux avec lui. Et, avec les années, sa colère ne s’est pas estompée au contraire, dès sa retraite, il est devenu de plus en plus intolérant. Ma mère, a été d’une patience d’ange avec lui, il est clair que mes parents s’adoraient, mais les sautes d’humeur de mon père lui en ont fait voir de toutes les couleurs. Ma sœur et moi, nous nous étions habituées et savions comment le prendre, mais nous avons quitté tôt, le nid familial, épuisées de toujours se demander si la journée de mon père aura été bonne ou non.

Être en colère est normal, et même aussi nécessaire parfois. Tout le monde éprouve de la colère à un moment ou un autre de sa vie, il n’y a pas moyen de l’éviter. Elle est en fait, le résidu de notre perception d’un événement en tant que tel. Je crois que l’on peut arriver à l’utiliser à bon escient, et apprendre à ne pas la laisser l’emporter. Il faut savoir l’utiliser de façon saine. Mon père, malgré son cœur en or, malheureusement n’a jamais appris et a fait le vide autour de lui ...