La meilleure des mamans - Mary Kildare
Mary Kildare

Bonjour, je suis Mary. J’ai passé la grande majeure partie de ma vie dans les hôpitaux. Aujourd’hui, je profite d’une pré-retraite. De par la nature de mon travail qui était très prenant 10 mois par année, je n’avais pas vraiment l’occasion de passer beaucoup de temps sur un ordinateur. Bien entendu, je veux dire du temps pour moi seule. Donc aujourd’hui, je vais reprendre le temps perdu et vous parler un peu de moi, de ma vie et de mes rêves. Je vous souhaite de bonnes lectures en ma compagnie !

La meilleure des mamans

La meilleure des mamans - Mary Kildare

Depuis qu’elle a souffert de couperose, ma cousine Victoria a coupé tout contact avec ses amis, et je dirais même, avec tout le monde. Déjà, avant, elle sortait uniquement le week-end avec toute sa famille. Elle s’occupe des besognes de la maison. C’est une manique de la propreté. Elle ne s’arrête que lorsque tout est bien arrangé. Contrairement au fait qu’elle ne sort pas beaucoup, Victoria a beaucoup de style. Dans ses temps libres, elle surf sur internet, et y trouve tout ce dont elle a besoin pour rendre son habitat plus chaleureux, et plus accueillant, que le plus beau des palaces. Elle change souvent de décorations, réarrange et replace certains meubles et elle a le flair pour trouver les plus beaux tissus, surtout pour les rideaux et les draperies. On aurait envie de lui en prendre quelques-uns, tellement ils sont magnifiques. Quand on rentre chez elle, on a l’impression d’être calme. Son mari dit souvent ne pas regretter de l’avoir choisi comme épouse. C’est une excellente maman et une épouse dévouée. Elle est également la plus comblée des femmes, parce qu’elle est aimée par deux jeunes hommes d’un amour inconditionnel. Son mari et son fils font rayonner sa vie de joies et de bonheurs, à chaque jour que Dieu fait. Le lien qui unit Victoria et son fils est si fort, qu’on remarque parfois un peu de jalousie provenant du petit lorsque sa mère paraît trop maternelle avec d’autres enfants, et parfois, même envers son père. C’est d’ailleurs son garçon qui souffre le plus de cette pathologie qui touche sa mère. Elle aurait besoin d’être soutenue psychologiquement, parce que depuis qu’elle a eu cette maladie, elle est plus nerveuse, énervante, dépressive, et pas très sociable. Elle ne sort plus du tout, elle mange après les autres, ou sort de table en plein repas sans raison. Elle ne prend plus plaisir à s’occuper de son foyer. Elle semble être troublée en permanence. Quoi qu’il en soit, j’espère qu’elle guérisse le plus tôt possible. J’étais la première à envier ses talents, sa chance et son bonheur. Et je crains qu’elle perde tout ça si cela continue ainsi. Je me demande où peut-on trouver un bon psy pour l’aider. Nous avions déjà dépensé beaucoup d’argent pour l’ancien psy, mais à priori, les psychoses des femmes portantes de rosacées ne sont pas son domaine. C’est la seule famille qui me reste depuis que mon mari nous a quitté, je ne tiens pas à la perdre elle aussi.