Ma mère, pour me calmer... - Mary Kildare
Mary Kildare

Bonjour, je suis Mary. J’ai passé la grande majeure partie de ma vie dans les hôpitaux. Aujourd’hui, je profite d’une pré-retraite. De par la nature de mon travail qui était très prenant 10 mois par année, je n’avais pas vraiment l’occasion de passer beaucoup de temps sur un ordinateur. Bien entendu, je veux dire du temps pour moi seule. Donc aujourd’hui, je vais reprendre le temps perdu et vous parler un peu de moi, de ma vie et de mes rêves. Je vous souhaite de bonnes lectures en ma compagnie !

Ma mère, pour me calmer...

Ma mère, pour me calmer... - Mary Kildare

J’avais profité d’un événement particulier, son anniversaire, pour offrir à ma mère une cure de juvéderm. Elle avait été ravie. Je devais passer la prendre l’après-midi du prochain samedi pour l’emmener à son premier rendez-vous. J’avais eu une semaine chargée et peu de temps pour m’occuper du ménage de la maison. Mes trois enfants pouvaient très vite se transformer en tornade et disperser, en peu de temps, à peu près tous leurs jouets dans notre habitation. De plus, mon mari ayant été absent, j’avais dû gérer seule les différents emplois du temps. Les activités de ma fille sont le mercredi, celles de mon fils aîné le jeudi, et celle du plus jeune, le vendredi. Je devais aussi leur faire à manger, nettoyer leurs vêtements, remplir et vider le lave-vaisselle, en un mot, j’étais débordée. J’avais aussi attrapé un mal de gorge terrible. Une sortie avec ma mère me ferait le plus grand bien.

J’avais projeté de l’emmener à une exposition qui nous intéressait toutes les deux. Ensuite, un dîner dans un excellent restaurant suivrait. Je m’habillais en conséquence pour une journée active. Un pantalon large en lin de couleur beige, un pull rose clair, des baskets du même ton, un manteau chaud, j’étais prête. Dans mon sac, je mis mon téléphone et surtout mes clés de voiture. Je descendis rapidement les marches de l’escalier. L’ascenseur était en panne depuis plusieurs jours, je l’avais oublié. Je rencontrais, au moment où j’allais passer la porte d’entrée, un de mes voisins qui voulait m’entretenir de quelques désagréments qu’il subissait. Des fuites venant du toit se répandaient progressivement dans ses murs. Il voulait que nous nous réunissions entre copropriétaires.

J’écoutais patiemment ses revendications, mais je ne pourrais pas être à l’heure si je continuais à l’écouter. J’écourtais finalement son discours en lui expliquant que j’étais très en retard, mais que nous pourrions nous voir pour en parler. Je lui proposais de passer à mon appartement boire un café après le repas du midi, demain. Je filais à toute vitesse dans mon automobile, tout en restant attentive. J’arrivais pile à l’heure devant chez ma mère. Elle m’attendait devant le portillon de sa maison. Elle tenait une écharpe à la main. C’était un cadeau pour moi, qu’elle avait tricoté. Je m’empressais de passer l’agréable accessoire autour de mon cou. Sa chaleur me détendit immédiatement. Nous avons passé une excellente journée, qui me redonna de l’énergie. Le lendemain, j’étais calme et rassérénée.