Nos précieux chargeurs de portables - Mary Kildare
Mary Kildare

Bonjour, je suis Mary. J’ai passé la grande majeure partie de ma vie dans les hôpitaux. Aujourd’hui, je profite d’une pré-retraite. De par la nature de mon travail qui était très prenant 10 mois par année, je n’avais pas vraiment l’occasion de passer beaucoup de temps sur un ordinateur. Bien entendu, je veux dire du temps pour moi seule. Donc aujourd’hui, je vais reprendre le temps perdu et vous parler un peu de moi, de ma vie et de mes rêves. Je vous souhaite de bonnes lectures en ma compagnie !

Nos précieux chargeurs de portables

Dans ma hâte à sortir de chez moi, puisque j’avais constaté que j’avais déjà un quart d’heure de retard, j’ai oublié de prendre le chargeur de mon ordinateur portable. J’allais chez Solène. Elle voulait voir mes dernières photos. Je ne les avais pas encore mises en ligne. J’attendais l’avis de quelques amis. Un nombre impressionnant de clichés est déjà présent sur mon disque dur externe et je n’avais pas transféré ma production récente. L’oubli de ce cordon était un vrai problème. Mon ordinateur n’est pas un modèle récent, je craignais que mon amie ne possède pas son équivalent. J’ai donc fait un détour par un magasin d’informatique. J’ai eu de bons conseils et je suis ressortie contente du service que j’ai reçu. J’avais le matériel nécessaire pour que mon amie visionne ce que je voulais lui montrer. De plus, cet achat n’était pas superflu, mon autre cordon d’alimentation était légèrement endommagé.

C’était arrivé, alors que je revenais des résidences anjou, où ma tante Jeanne est installée depuis trois mois. J’ai couru pour attraper un autobus, et quand j’ai cherché mon porte-monnaie dans mon sac à main, j’ai refermé brusquement la fermeture, et le gainage du fil a été un peu coupé. Je craignais donc que l’usure normale s’ajouterait à ce petit problème, et que le fil électrique ne tarderait pas à sortir. La conséquence serait désastreuse. J’avais mis un adhésif fort, mais de la même façon, je me doutais qu’il ne tarderait pas à se décoller. Cette réparation était provisoire, je le savais. Finalement, je suis arrivée devant l’entrée de l’immeuble de Solène vers onze heures et demie. J’avais un retard de quinze minutes. Elle est habituée à pire de ma part, je ne craignais pas qu’elle en soit contrariée.

Pourtant, quand je suis arrivée chez elle, je l’ai vue dans un tel état d’agitation, que j’ai cru en être la cause. Elle m’expliqua qu’elle avait perdu des papiers importants, et qu’elle devait rendre un dossier ce jour même. Si elle dépassait ce délai, elle devrait donner une compensation financière élevée. J’ai donc posé mon ordinateur, et j’ai remis à plus tard la sélection de mes photographies. Après des investigations poussées, j’ai retrouvé le fameux dossier. Il s’était glissé sous la table basse. Heureuse, mon amie partit une dizaine de minutes pour l’envoyer. J’ai profité de ce moment pour mettre en place mon portable. Avec l’aide de mon amie, j’ai réussi à choisir les plus belles photos.