Un milieu difficile - Mary Kildare
Mary Kildare

Bonjour, je suis Mary. J’ai passé la grande majeure partie de ma vie dans les hôpitaux. Aujourd’hui, je profite d’une pré-retraite. De par la nature de mon travail qui était très prenant 10 mois par année, je n’avais pas vraiment l’occasion de passer beaucoup de temps sur un ordinateur. Bien entendu, je veux dire du temps pour moi seule. Donc aujourd’hui, je vais reprendre le temps perdu et vous parler un peu de moi, de ma vie et de mes rêves. Je vous souhaite de bonnes lectures en ma compagnie !

Un milieu difficile

Un milieu difficile - Mary Kildare

Le monde de la santé a un grand besoin de main d’œuvre, et ce, depuis plus d’une décennie. Il manque de médecins généralistes partout, des infirmières, des préposés aux bénéficiaires, mais les hôpitaux regorgent de gestionnaires. Selon les statistiques, il y a un gestionnaire par employé de santé. Il y a clairement un problème de gestion, justement. C’est tellement un problème complexe, il y a beaucoup de variables, d’enjeux et de politique. La réforme imposée par le nouveau gouvernement, semble créer beaucoup de frustration chez tous les employés du secteur de la santé. Alors, je me dis qu’il doit bien avoir quelque chose que ne fonctionne pas, si l’opposition est si fortement dénoncée. Bref, je trouve que les gens qui travaillent dans ce domaine sont très courageux. Comme ma sœur, elle vient de commencer son premier emploi infirmiere. Elle est très excitée et très optimiste quant à l’avenir de cette profession. Depuis qu’elle est tout jeune, qu’elle veut devenir infirmière, c’est une vraie vocation pour elle. Son cheminement a été naturel dans cette voie, car elle a toujours aimé prendre soin de gens malade. Son choix de carrière a été plutôt simple, elle est allé faire son cours de technique au cégep, ensuite, l’université, et elle veut éventuellement faire une maîtrise dans un sujet plus spécialisé.

Pour elle, faire des heures supplémentaires obligatoires, et travailler les soirs et fins de semaine, ça ne la dérange pas du tout. Elle voit ça comme son apport à la société. En plus, ce n’est pas un emploi facile, les gens malades sont parfois, très ingrats et irrespectueux. Dans ses stages, elle a vu dans quoi elle mettait les pieds, ce fut une bonne initiation. Certains ne veulent pas se faire toucher, soigner, même que certains ne veulent pas que ce soit une femme, ou un homme s’occupe d’eux. Ma sœur me racontait qu’il y a toutes sortes de caprices et demandes bizarres de la part des patients. Elle trouve ça bien drôle. Moi, je serais incapable. Je suis l’opposé de ma sœur, je n’ai pas de patience, et je n’aime pas quand les gens se plaignent. Mon degré d’empathie n’est pas très élevé, particulièrement si je trouve que les gens exagèrent. Je serais une très mauvaise infirmière. Ma sœur me taquine toujours avec ça, et elle sait trop  bien ce que j’en pense. Il faut croire que nous sommes tous fait pour occuper un emploi plus qu’un autre. L’important, c’est d’aimer son travail et d’être heureux. Nous travaillions la majorité de notre vie, alors cela doit être plaisant.