Un partage des biens infernal - Mary Kildare
Mary Kildare

Bonjour, je suis Mary. J’ai passé la grande majeure partie de ma vie dans les hôpitaux. Aujourd’hui, je profite d’une pré-retraite. De par la nature de mon travail qui était très prenant 10 mois par année, je n’avais pas vraiment l’occasion de passer beaucoup de temps sur un ordinateur. Bien entendu, je veux dire du temps pour moi seule. Donc aujourd’hui, je vais reprendre le temps perdu et vous parler un peu de moi, de ma vie et de mes rêves. Je vous souhaite de bonnes lectures en ma compagnie !

Un partage des biens infernal

Un partage des biens infernal - Mary Kildare

Chez nous, si la personne ne va pas voir un notaire pour signer un document dûment rempli, évoquant ses héritiers et le partage de ses biens, les biens seront automatiquement départagés entre ses héritiers légitimes, et ceux qui portent le nom de leur père pour les enfants qui sont nés en dehors du couple légitime. Cela pose toujours un problème, non seulement pour la famille légitime, mais aussi pour les enfants qui sont nés en dehors du couple légitime, qu’ils portent, ou pas, le nom de leur père. Quand un des parents meurt et surtout, quand l’autre n’est plus, ce partage des biens devient une autre source de douleurs pour tout le monde, particulièrement quand la personne a des fruits de son aventure en dehors du foyer conjugale. Ce qui est assez impressionnant et triste, certaines familles ne prennent pas le temps de bien enterrer leurs défunts avec tout le respect qu’ils méritent avant de se quereller à ce propos. Il arrive souvent qu’ils n’arrivent pas à s’arranger entre eux et dans ce cas-là, c’est la justice qui les départage, mais c’est bien fréquent que tout le monde n’obtienne satisfaction des décisions du tribunal. Néanmoins, dans ce cas-là, plus personne ne peut aller au-delà du verdict. Des fois, ils en arrivent aux poings entre frère et sœur, cousin, cousine et parfois même entre parents et ascendants. C’est pitoyable, mais les gens sont prêts à se tuer et à vendre leur âme pour obtenir un peu plus de profit et profiter des malheurs des autres. Une fois, la vieille dame qui habitait en face de chez nous est venue demander conseil auprès de mon mari. Elle voulait avoir son avis en tant qu’avocat. Elle ne savait pas quoi faire face à une jeune inconnue, qui a prétendu être une héritière de son défunt mari, et qui réclamait la moitié des biens laissés par le pauvre homme. Elle avait des preuves justifiant que cet homme était bien son père, et elle avait déjà engagé un avocat, au cas où on lui refuserait d’avoir la moitié des biens d’un père qui ne l’a jamais reconnue. Son fils qui est orthophoniste à Quebec, était trop loin pour protéger son héritage. Elle était venue pour avoir de ses conseils, pour connaître les procédures à suivre et surtout, pour lui demander de bien vouloir accepter de la représenter. Mon mari a été profondément touché par le malheur de cette vieille dame qui n’avait personne sur qui compter, et qui s’est tourné vers lui.