Une conseillère dans une famille de fermiers - Mary Kildare
Mary Kildare

Bonjour, je suis Mary. J’ai passé la grande majeure partie de ma vie dans les hôpitaux. Aujourd’hui, je profite d’une pré-retraite. De par la nature de mon travail qui était très prenant 10 mois par année, je n’avais pas vraiment l’occasion de passer beaucoup de temps sur un ordinateur. Bien entendu, je veux dire du temps pour moi seule. Donc aujourd’hui, je vais reprendre le temps perdu et vous parler un peu de moi, de ma vie et de mes rêves. Je vous souhaite de bonnes lectures en ma compagnie !

Une conseillère dans une famille de fermiers

Une conseillère dans une famille de fermiers - Mary Kildare

Je devais aller rendre visite à une amie d’enfance, qui revenait après une dizaine d’années d’absence. Elle avait vécu à Vancouver, et avait travaillé comme conseillère en gestion de patrimoine dans une entreprise qui venait tout juste de fermer. Elle n’était pas revenue parce qu’elle ne trouvait pas de travail, elle était revenue parce que sa famille qui habitait au Québec, possédait des terres cultivables, et lui avait demandé pendant une année de venir les aider afin de contribuer à l’amélioration de la gestion du patrimoine agricole, afin d’en augmenter les gains, et de s’assurer à la prise des meilleures décisions pour la bonne conduite des affaires, pour en assurer l’avenir. Tout un programme.

Elle avait passé 15 années de sa vie de conseillère, dans des bureaux luxueux, à l’air climatisé, qui embaumaient les derniers parfums à la mode. Elle se retrouvait face à des parents grognons presque tous les matins, qui sentaient le crottin, qui, ma foi, n’avait pas l’air très malin, et qui géraient leur exploitation d’une très mauvaise façon. Les grands-parents étaient décédés depuis peu, et n’avaient jamais réussi à transmettre le moindre bon sens à leurs fils, pour essayer de gérer les choses de la meilleure façon. Elle se retrouvait aujourd’hui, face à une exploitation qui devait gérer l’export de plusieurs tonnes de pommes dans des cageots, vers tout le Canada. Elle se levait pour la première fois depuis des années, à quatre heures du matin. Elle descendait prendre un déjeuner vite avalé, qui était constitué d’un café et d’une toast. À l’extérieur, elle devait regrouper tout le personnel venu pour trier et ranger les pommes de la manière la plus rapide, pour les exporter au plus vite.

Je ne sais réellement pourquoi elle repartait au bout de deux semaines à Vancouver. Je sais simplement qu’après avoir géré toutes les pommes, elle se disputait fortement avec ses parents à propos de la gestion de l’exploitation. Je la rappelais un jour chez elle à Vancouver, où elle était redevenue conseillère en gestion du patrimoine dans une autre société. Elle me disait prendre fortement plaisir à se lever à sept heures du matin, et prendre comme déjeuner, un bon café, ainsi que des céréales et des fruits. Elle vivait dans un appartement totalement insonorisé, qui lui permettait d’avoir à sommeil très profond. En d’autres termes, elle n’avait pas du tout apprécié son retour à la campagne, et avait dû l’exprimer trop fort à ses parents. À chacun, son savoir-vivre.